• Véronique Hébert

Être vendeur ça s'apprend ... la vendeuse qui n'aimait pas vendre!

Ma première expérience de vente a été catastrophique. Secondaire 1 avec mes broches, ma boîte de palettes de chocolat sous le bras, je pars faire mon premier ‘’porte à porte’’. Je commence par aller sonner chez les voisins qui me connaissent depuis des années. Mes deux premières visites débutent assez bien, j’imagine que c’est plus difficile de dire non à la palette de chocolat à 4$ quand tu connais l’ado en question 😉.


Plus j’avance, plus ça se corse, on ne me répond pas quand je sonne et je vois bien qu’il y a des gens à la maison, on me répond avec un air bête, on me dit toutes sortes d’arguments comme : je suis au régime, je ne mange pas de chocolat, etc. Du haut de mes 13 ans, j’ai la larme à l’œil, jamais je ne vais vendre ma grosse boîte pour financer ce fameux voyage échange en… Saskatchewan (oui je vous le jure !). Je reviens à la maison et je dis à mes parents : ‘’Je déteste la vente et JAMAIS je ne vais travailler dans ce domaine !’’


Premier vrai boulot à 15 ans et 3/4, la chaîne des boutiques Marie-Claire ouvre à St-Georges de Beauce où j’habite. Je suis appelée en entrevue, j’ai zéro expérience (à part le fameux chocolat en secondaire.1), mais je suis choisie. J’arrive dans la boutique qui ouvre officiellement ses portes ce samedi matin à 9h avec une toute nouvelle équipe. Je suis tellement excitée, sans aucune formation, sans aucune directive, on me lance sur le plancher et on me dit : ‘’Va vendre !’’ J’accroche mon plus beau sourire aux dents bien droites (fini les broches) et je fonce. ‘’Bonjour Madame, est-ce que je peux vous aider ? Bonjour Madame, est-ce que vous cherchez quelque chose ? ‘’ Vers midi, la gérante vient me voir et me dit avec un regard dur : ‘’ As-tu vu la pile de CV, si tu ne vends pas 1000$ aujourd’hui, tu vas perdre ta job !’’ J’ai le cœur battant le reste de la journée, encore la larme à l’œil, je suis sensible vous l’avez remarqué. J’arrive à la maison en pleurs, je raconte l’histoire à mon père, qui est directeur des ressources humaines à cette époque, il me dit que c’est inacceptable qu’une gérante dise cela à une employée, d’être persévérante et que cette supérieure ne restera pas longtemps dans cette boutique. Effectivement 6 mois plus tard, elle est remerciée.... et moi j’y resterai 6 ans dans cette même boutique à temps partiel. Bilan de tout cette histoire, mon dieu que j’aurais aimé savoir à 13 ans comment répondre à des arguments, quelle bénédiction si à 16 ans j’avais eu une formation de base en vente avant de me faire lancer sur le plancher d’une boutique. Est-ce qu’encore aujourd’hui on permet à des jeunes, pleins de bonnes volontés, de débuter un emploi sans aucune formation, techniques, ou trucs du métier ou même les attentes que les entreprises ont en tête ? Vous êtes gestionnaires, vous avez certainement de nouveaux employés, des employés qui se sentent stressés, gênées, intimidés, ou avec peu d’expérience? Sachez que ce que vous faites et dites peut influencer le cours de leur vie personnelle et professionnelle. Ne les laissez pas partir seul à la guerre, faites un plan, guidez-les!


P.S. Ça fait plus de 29 ans que je travaille dans le domaine des ventes en passant. Je n’aime pas me faire appeler une vendeuse car j’ai appris avec le temps que ce que j’aime vraiment c’est conseiller, aider et référer !


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